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Concert de musique classique

Le 5 février 2021

REPORTE

 

Vendredi 05 février, 19 h : concert de musiue classique gratuit, réservé aux adhérents 2020 et 2021

  • Juliette HUREL, flûte
  • Hélène COUVERT, piano
  • Julie DEPARDIEU, récitante
  • Concert lecture : Misia SERT, reine de Paris

    Concerts au Cinéma-Théâtre La Renaissance, Place des Lices, Saint-Tropez

 

 

 

 

 

Juliette Hurel, Hélène Couvert, Julie Depardieu,

 

 

Juliette HUREL

Flûtiste enthousiaste, Juliette Hurel s’implique aussi bien dans la musique contemporaine que dans un répertoire plus classique, comme concertiste, au sein de l’orchestre ou encore comme chambriste, et nous montre ainsi un parcours aussi brillant qu’éclectique.


Récompensée de son travail au Conservatoire de Paris auprès de Pierre-Yves Artaud, Juliette Hurel étudie un an avec Peter-Lukas Graf à Bâle, puis, tout en continuant son cycle de perfectionnement en musique de chambre dans la classe de Maurice Bourgue, elle reçoit les conseils d’Aurèle Nicolet. Afin de compléter sa formation, elle suit les cours d’Andras Adorjan à la Musikhochschule de Cologne, où elle obtient son diplôme avec succès en 1996.  Si Juliette Hurel a de nombreuses occasions de travailler avec des compositeurs vivants, parmi lesquels Eric Tanguy, Pascal Dusapin, Ivan Fedele, Pierre Boulez ou Philippe Hersant, elle ne se laisse pas enfermer dans un carcan particulier, et dès son 3ème cycle au conservatoire, se concentre sur la musique de chambre ; cette passion aboutit à la création du quintette à vent Lutetia et du duo flûte-piano avec Hélène Couvert.

 

 

Hélène COUVERT

Hélène Couvert : Si le public adore Hélène Couvert, c’est parce qu’elle est sur scène comme dans la vie : rayonnante, intense, adepte d’une liberté que seule autorise une parfaite maîtrise de l’instrument et des oeuvres. Sa joie de jouer, son approche jubilatoire du concert et son émerveillement toujours neuf face à la musique sont autant de bonheurs qu’elle sait faire partager à ceux qui l’écoutent. Jamais elle ne laisse son public sur le pas de la porte.  Née dans une famille dont le quotidien est nourri et rythmé par la musique, c’est tout naturellement qu’Hélène Couvert entre au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris dans la classe de Dominique Merlet.  La suite se joue sur les rives du lac de Côme, à la fondation Theo Lieven où elle séjourne durant un an, recevant tout comme une poignée de jeunes gens triés sur le volet, les conseils de Dimitri Bashkirov, Andreas Staier, Alicia de Larrocha et surtout Leon Fleisher qui, enthousiasmé par son interprétation de d'une sonate de Haydn, lui a permis d’être choisie pour cette retraite italienne.  Restée très proche de ce pianiste qu’elle vénère, Hélène Couvert vient un jour lui soumettre quelques sonates de Haydn qu’elle projette d’enregistrer. Le disque, son premier en solo, sort en 2002 chez Zigzagterritoires. Une nouvelle fois, Haydn porte chance à la jeune pianiste : la critique, dithyrambique, est à la hauteur de sa version aussi originale qu’accomplie. Suivra peu après un disque Beethoven tout aussi exaltant.  En musique de chambre, elle a réalisé avec le même bonheur plusieurs disques pour Lyrinx, Naïve et Zigzag-territoires avec la flûtiste Juliette Hurel et le violoncelliste Henri Demarquette.


Mais c’est aussi et surtout sur scène que se construit la carrière de cette jeune femme ouverte aux autres et chaleureuse. Elle accomplit donc le parcours obligé des grands festivals (La Roque d’Anthéron, Piano en Valois, Festival de Radio France et de Montpellier, Piano aux Jacobins, Serres d’Auteuil), part en tournée aux Pays-Bas, en Espagne, à Hong-Kong, en Lituanie, en Pologne et se produit en France avec entre autres l’Orchestre philharmonique de Radio-France sous la direction de Paul McCreesh, l’Orchestre d’Auvergne sous la direction d’Arie Van Beek, l’Orchestre Perpignan-Méditerranée. En solo, en musique de chambre ou avec orchestre, Hélène Couvert ne joue que ce qu’elle aime vraiment, préférant laisser de côté ou pour plus tard les oeuvres dans lesquelles elle pense ne rien avoir de nouveau à apporter. Son disque consacré à Janacek chaleureusement salué par la presse est paru à l’automne 2008 chez Zigzag-territoires. “Un texte qu’elle respire comme on hume l’air de la forêt” (Diapason/novembre 2008).

 

Julie DEPARDIEU

Fille de Gérard et Elisabeth Depardieu, sœur de Guillaume Depardieu. Issue d'une illustre famille de comédiens, Julie Depardieu suit des études de philosophie, puis multiplie les stages dans le milieu du cinéma, sans toutefois se destiner à la carrière d'actrice. On la découvre sur grand écran, aux côtés de son père, dans Le Colonel Chabert en 1994. Elle tourne ensuite dans plusieurs téléfilms de Josée Dayan. Danièle Dubroux offre à la comédienne son premier grand rôle dans L'Examen de minuit en 1998. Son naturel et sa fantaisie font merveille dans l'univers loufoque de la réalisatrice, qui la dirigera de nouveau dans Eros thérapie en 2004.

A l'image de son frère Guillaume, Julie Depardieu devient, au fil de ses apparitions chez Assayas (Les Destinées sentimentales), Laetitia Masson ou Cédric Klapisch, une figure familière et attachante du jeune cinéma français. L'année 2004 marque un tournant dans sa carrière, avec deux films qui lui permettent de révéler l'étendue de son répertoire. Epouse excédée du "clo-clone" Poelvoorde dans Podium, succès populaire de Yann Moix qui exploite son talent comique, elle crée la surprise aux César en décrochant à la fois le Prix du Meilleur espoir et celui du Meilleur second rôle féminin, pour sa vibrante composition d'amoureuse transie dans La Petite Lili de Claude Miller.  Devenue une des comédiennes les plus en vue de sa génération, Julie Depardieu est bientôt sollicitée par André Techiné dans ses Témoins. Cette fausse dilettante tourne néanmoins surtout avec de jeunes metteurs en scène. Elle passe, au cours de la seule année 2006, du drame familial (Le Passager) à la comédie romantique (Essaye-moi, Toi et moi) et au polar social (Sauf le respect que je vous dois), sans oublier la chanson, en reprenant "Born to be alive" pour la BO du film Poltergay, où elle joue aux côtés du très en vogue Clovis Cornillac.


L'année suivante, son programme est tout aussi chargé. Elle apparaît dans le blockbuster américain Rush Hour 3 et fait partie du casting impressionnant des Femmes de l'ombreaux côtés de Sophie Marceau, Marie Gillain, Déborah François et Maya Sansa. La comédienne joue également son propre rôle dans le troisième long-métrage de Maïwenn Le Besco, le très encensé Le Bal des actrices. En 2009, elle donne la réplique à l'illustre Charlotte Rampling dans La Femme invisible puis enchaîne les petites productions indépendantes avec Libre échange ou encore Je suis un no man's land, film sur le tournage duquel elle rencontre son compagnon Philippe Katerine.


Bien que discrète, l'actrice apparait très présente au cinéma entre 2010 et 2011, puisqu'on peut la voir dans Pièce montée, Le Mariage à trois, et L'Art d'aimer, comédie sentimentale d'Emmanuel Mouret.  L'année suivante, Julie Depardieu laisse de côté les thématiques de la romance et du mariage en donnant la réplique à Jérémie Renier dans Possessions, film adapté d'un tragique fait divers, l'affaire Flactif. Elle y incarne la femme de l'acteur, aspirée malgré elle dans une spirale vengeresse qui va mener son couple à commettre l'irréparable.

 

Concert lecture : Misia SERT, reine de Paris

Elle a été la muse de Bonnard, Vallotton, Renoir ou encore Toulouse-Lautrec. Proust s'est inspiré d'elle pour le personnage de la princesse Yourbeletieff dans Sodome et Gomorrhe, et Satie lui a dédié ses Trois morceaux en forme de poire. Marie Sophie Olga Zénaïde Godebska, surnommée Misia, fut l'une des personnalités les plus en vue du Paris artistique et mondain de la Belle Époque. Et une femme en avance sur son temps, trois fois mariée, trois fois divorcée.  Le musée d'Orsay revient sur le parcours de cette femme, saluée pour sa beauté, égérie et mécène du monde de l'art. Née en 1872 à Saint-Pétersbourg, Misia est la fille de Cyprien Godebski, sculpteur polonais dont les cariatides décorent l'Opéra de Monte-Carlo. Issue d'une famille de musiciens, elle se révèle être une pianiste de talent, admirée par Liszt. Plusieurs tableaux la représentent devant son clavier, entourée de ses proches, dans le salon de son appartement parisien.


En 1893, elle épouse son cousin par alliance, Thadée Natanson, qui a créé avec ses frères La Revue blanche, d'abord publication culturelle qui attire les meilleures plumes (Blum, Gide, Mallarmé, Claudel, Apollinaire, Jarry...), puis tribune d'avant-garde sur les débats de société. Si Misia ne participe pas directement à cette effervescence intellectuelle, elle accueille les collaborateurs les plus proches de son mari. Toulouse-Lautrec la prend pour modèle pour la célèbre affiche de la revue. Il rêve de la peindre nue, mais elle s'y refusera toujours, n'acceptant de se dévêtir que pour Bonnard. Les autres habitués des maisons de campagne du couple Natanson s'appellent Vuillard, Bonnard, Vallotton ou encore le journaliste Coolus, tous sous le charme de la jeune femme.

Mécène des Ballets russes
Premier divorce en 1904. Misia se remarie l'année suivante avec le richissime Alfred Edwards, qui la couvre de diamants, de vêtements de luxe, et lui offre un yacht à son nom. Ses dîners et soupers d'après-spectacle sont les plus courus de la capitale.

Mais Alfred Edwards lui préfère une actrice. Misia rencontre en 1908 le peintre d'origine catalane José Maria Sert, qui l'introduit dans les milieux artistiques d'avant-garde. La jeune femme fait alors une rencontre décisive, celle de Serge de Diaghilev. Bouleversée par l'opéra Boris Godounov, elle s'engage à ses côtés en apportant un soutien financier aux Ballets russes. Son appartement du 244, rue de Rivoli en devient l'annexe. Et "l'égérie rose des Ballets russes" assiste à toutes les représentations. En 1917, Misia fait la connaissance de Gabrielle Chanel, qui devient son amie la plus proche pendant la période de l'entre-deux-guerres.

Elle propose la jeune couturière à Diaghilev comme créatrice de costumes pour les Ballets russes. Misia et Sert l'introduisent aussi dans le monde artistique parisien.  La fin des Années folles marque son déclin. Comme Natanson et Edwards avant lui, Sert la quitte pour une autre. Misia accepte alors un ménage à trois dont s'est inspiré Cocteau pour sa pièce Les monstres sacrés, avant de finalement divorcer. À la mort de Serge de Diaghilev en 1929 à Venise, Misia et Coco Chanel accourent en Italie pour assister aux funérailles. Ce décès amorce la fin du règne de la "reine de Paris", le déclin de son influence sur les hommes, sa perte d'emprise sur l'époque. Fantôme errant chaque hiver à Venise, à demi aveugle et adonnée à la drogue, elle s'éteint le 15 octobre 1950 à son domicile de la rue de Rivoli. Coco Chanel se charge de la toilette funéraire. "La seule femme de génie que j'ai rencontrée", dira la styliste, l'une des rares amies à lui être restée fidèle.

Misia est enterrée peu après dans le petit cimetière de Samoreau, en Seine-et-Marne, non loin de son ami Mallarmé.

VIDEO de JULIE DEPARDIEU sur Misia SERT

 

Misia SERT

 

© Le point

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